3471 - 22/09/18 - Roland HERBLOT - 57 km - homologué

le 22.09.18 15:31

Roland a écrit:Toute la semaine j'ai surveillé les prévisions du samedi qui semblait être le seul créneau météo entre le coup de vent du vendredi et celui, plus fort du dimanche. Hier soir je me décide pour le samedi matin qui devient la seule fenêtre accessible. Malgré la préparation météo le vol n'a pas été de tout repos. Après le décollage avec un vent nul alors que les prévisions donnaient 6-11, je commence ensuite rapidement à sentir des gouttes de pluie (pas prévu non plus) ... ça dure un peu mais reste faible heureusement. Pendant un bon moment je me demande comment évaluer à partir de quand il faudrait se vacher à cause de l'eau sur l'aile... Du coup je change mon plan de navigation pour aller vers des zones qui semblent moins humides, mais le vent forcit vraiment dès qu'on monte un peu. j'accroche le barreau en vol (pas si facile d'ailleurs) et je fais une bonne partie du vol avec. Régulièrement les muscles des jambes fatiguent, se tétanisent ce qui entraine des tremblements involontaires, tu connais sans doute ce phénomène. Je dois les reposer un peu régulièrement :-
Au passage je pense que j'ai battu mon record personnel de vitesse sol vers 88 km/h.
Lorsque je me rapproche péniblement du terrain par le Nord-Est, je commence à me faire un peu tabasser, pas par les thermiques mais bien par le vent qui devient rafaleux. Je cherche la moins mauvaise altitude, mais il n'y en a pas vraiment. Je choisi de descendre progressivement assez bas pour l'approche tout en refermant les trims doucement. L'approche est un peu chaotique, avec un jeu incessant sur les gaz et les freins pour essayer de compenser les rafales et les variations de portance engendrées. Finalement je parviens à me poser comme une fleur avec un filet de gaz que je coupe une fois le premier contact établi avec le sol en observant les soubresauts de ma manche à air. Bien heureux du dénouement :-)
Voilà un vol assez formateur, à l'opposé de la routine !

Effectivement, quand on regarde le calcul du vent, on voit que ça n'a pas été de tout repos.
La difficulté c'est d'estimer le moment où ça passe d' "inconfortable" à "dangereux".
Je ne me permettrait pas de donner de leçons, car seul le "commandant de bord" est maître de cette décision.
Moi ma règle c'est quand je prends un gros "pétard" hors norme (c'est-à-dire que l'aile demande un contrôle immédiat et puissant), je mets immédiatement le cap sur le terrain.
Au deuxième, j’interromps le vol.
Quand il y a plus de 30 km/h de vent, même laminaire, je commence aussi à envisager l'interruption du vol.

Quand au barreau, oui, je connais bien les crampes et les tremblements involontaires.
Ce n'est pas bien grave, mais j'ai fini par me faire une tendinite sous le pied que j'attribue à une utilisation trop abusive du barreau, donc méfiance quand même.











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